Au Kréyol Akadémi, on ne récite pas des phrases figées pour touristes.
On découvre comment la langue fonctionne – sa structure propre, sa graphie, son système TMA – afin de produire ses propres énoncés.
Dès le huitième cours, vous construisez vos premières situations.
On commence par les fondations.
L’apprentissage débute par la découverte de la structure propre du créole, de sa graphie et de son système TMA (temps, mode, aspect).
C’est ce socle qui permet, ensuite, de construire librement et non de répéter.
Nos apprenants qui ne parlaient pas la langue deviennent capables de construire progressivement leurs propres énoncés, puis des dialogues, puis des situations complètes. Avec des phrases simples (un verbe), à partir du vocabulaire et des verbes appris en séance.
Ils imaginent des personnages, des lieux, des conversations. Ils révèlent ainsi la richesse expressive d’une langue trop souvent réduite, à tort, à un simple français déformé.
Un cycle pensé pour la progression.
Nous proposons dix cours (ou un trimestre, soit douze cours). Le constat se fait dès le huitième cours : la production est là. À l’issue du cycle, nous faisons le bilan et réécrivons les pages de ce site pour rendre compte de ce qui a été accompli.
Nos langues créoles sont notre Château de Versailles.
Elles ont plus de quatre siècles d’existence. Elles sont le symbole de la résilience et de la créativité. À ce titre, comme tout monument historique, elles exigent des mesures de sauvegarde particulières et strictes, de mise en lumière, de respect et de bonne transmission.
C’est pourquoi kréyolphone est notre néologisme : sa graphie doit pousser à la réflexion. Avec elle, nous adoptons la distanciation maximale dont parlait Jean Bernabé.
Nous disons donc espace kréyolphone (constitué de régions kréyolphones) et non kréyolophone ni créolophone. Et, kréyolophonie et non créolophonie.
Retrouvons-nous pour discuter des livres et de la philosophie de Marcus Garvey, Jamaïcain, précurseur du Panafricanisme et du mouvement Rastafari !
Avril 2026. Rendez-vous avec Marcus Garvey, le visionnaire.
En mars nous étions avec Le Grand Camouflage de Suzanne Césaire, philosophe martiniquaise, essayiste, cofondatrice de la revue Tropiques, et l’une des voix les plus puissantes de la pensée caribéenne du XXe siècle.
En janvier, c’était autour d’un écrivain haïtien que nous étions : Jacques Roumain, ethnologue, poète, révolutionnaire, auteur de ces deux livres que nous avons choisis : Gouverneurs de la rosée et Bois d’ébène
En novembre, nous avons ouvert Le Jardin de minuit avec René Maran, écrivain martinico-guyanais, et son livre Batouala. Notre deuxième séance a mis à l’honneur un autre Guyanais, Léon-Gontran Damas, poète et fondateur de la Négritude, dont la colère syncopé de Pigments résonne encore aujourd’hui.
Jeudi 16 avril 2026, 19h, MVAC 75013 Paris
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